Dans 3 jours Ozoir sera libéré ! Le 23 Août 1944, la libération de la Seine-et-Marne continue avec notamment Bois-le-Roi, Barbizon, Fontainebleau, Nemours... Lorsque les américains entrent dans Nemours les allemands sont déjà partis. Retour sur cette journée avec les notes de Jean Claude Jaillard (en italique), pour le reste je cite les sources.
Plessis-Trévise : le groupement F.F.I. (Forces Françaises de l’Intérieur) local prend possession de la mairie et de la poste sans incident. Le drapeau français est hissé à l’hôtel de ville. Avec l’approbation des F.F.I. le Comité provisoire de la Résistance se met en place ( https://www.memoire-du-plessis-trevise.fr/.../la-guerre.../ ).
Melun : les F.F.I locaux multiplient les informations et les renseignements au profit de la 7e Division blindée de l’armée PATTON commandée par le général Bradley.La veille, le 22 Août, deux jeunes résistants venant de Paris, porteurs d'appels à l'insurrection libératrice traversent à bicyclette la forêt d'Armainvilliers, en direction de Melun.
A Ozoir au carrefour Tripier, ils tombent sur un camion d'une vingtaine de S.S qui fuient Paris affolés. Cernés faits prisonniers ils sont jetés dans le camion, l'un des 2 résistants, Michel Defrance (commandant d'un détachement F.T.P-F.F.I) risque le tout pour le tout. Il saute : rafales de mitraillettes, grenades, jambe fracassée, bras éclaté, il est rejeté dans le camion. A Coulommiers ses gardiens le conduisent à l'hôpital pour un minimum de soins avant interrogatoire. Alors une extraordinaire chaîne de solidarité se met à l'œuvre : Grâce à une infirmière, deux sœurs soignantes, la sœur supérieure de l'hôpital, le chirurgien et quatre autres résistants, il rentre dans le bloc opératoire ... et se réveille dans un garage après un transfert dans une voiture à bras, couverte de foin ... Sept jours plus tard, Michel Defrance est sorti de sa cachette sur une civière drapée de tricolore et conduit vers un vrai lit par la population de Coulommiers libérée. Mais les S.S ont emmené avec eux l'autre jeune Résistant, l'adjoint de Michel Defrance. On l'appelait Duchêne. Mais c'est Maurice Jacquet de Villeneuve sur Bellot. On ne retrouvera jamais son corps.
Pontault : Une voiture de l’armée allemande venant de Champigny et qui avait essuyé des tirs des résistants arrive au pavé : les réseaux de résistants entrent en action. Elle croise le jeune Lucien Brunet qui sifflote sur son vélo, la nervosité des Allemands est telle, qu'ils le firent descendre de son vélo et le tuèrent.
Saint-Fargeau-Ponthierry : On construit un pont flottant pour faire passer les troupes http://www.leparisien.fr/.../le-coup-de-genie-de-patton-a...
Et pendant ce temps à Paris : C’est la stupeur dans la capitale ce mercredi 23 août 1944 en fin de matinée quand les quelques Parisiens qui ont écouté la B.B.C colportent la nouvelle : « l’État-major des FFI de Londres vient d’annoncer que Paris était libéré ! » Quoi ? L’Allemand est toujours là, des coups de feu claquent, des hommes tombent et à Londres on déclare que Paris est libéré ? Les combattants des barricades sont furieux. A 13h00 le communiqué est repris dans l’émission anglaise. Incroyable ! C’est à ne rien y comprendre. ( https://liberation-de-paris.gilles-primout.fr/23-aout... )
Photo : Libération de Nemours