Nous continuons aujourd’hui 25 Aout, le récit jour après jours, grâce aux notes de Jean Claude Jaillard des événements qui ont eu lieu il y a 75 ans jour pour jour…. Ozoir sera libéré demain…

Le 25 Août 1944…

MELUN Sud est libéré. Les Américains foncent sur BRIE-COMTE-ROBERT et SOIGNOLLES, MELUN Nord ne sera complètement libéré que le 29 août. Les Allemands continuent d’évacuer toute la région. Sur FEROLLES, LESIGNY, OZOIR, PONTAULT, ROISSY, c’est un repli général de tous les déserteurs. « Depuis février un maquis est organisé dans le Bois Notre-Dame. Le Groupe d’une trentaine de Résistants commandés par le (lieutenant) Bariteau recevait les ordres du capitaine Grandchef FFI de Noiseau et s’occupait de la Résistance du secteur de LESIGNY. Il avait aussi sous ses ordres une vingtaine de communes entre CHAMPIGNY et OZOIR. Le maquis de la forêt de Gretz-Armainvilliers s’occupait aussi du secteur d’Emerainville, Jossigny, Ferrieres, OZOIR etc, l’entreprise Saurin de Lagny les ravitaillait en nourriture. 25 août : Surpris à la Bretèche par des Allemands en retraite, 10 jeunes réfractaires organisés par le mouvement «Vengeance» de Tournan et caché par le garde forestier Henri Jambois à la Brétèche d’Hermiere, « des bâtiments de service de la propriété Rothschild. » Ils venaient de Paris, Pantin, Montreuil, Rosny, Vincennes… Quatre travaillaient à l’imprimerie Nationale avant de fuir le S.T.O. Un seul, Lucien Cotel de Favières. Attendant des consignes d’action pour la Libération, ils faisaient du bois en forêt, à Villemageon, la Petite Fortelle … Ils sont aussitôt entraînés à la Sablière de Faviéres dans le bois des Charbonniers entre l’allée du Mail et celle du Gros Hêtre. Ils sont fusillés là, tous les dix plus le garde Henri Jambois.

A Pontault, voici le récit de Jeanne LEBEAU recueilli par Mr Jaillard : des «FFI» à bicyclette mettent des drapeaux français sur l’ancienne mairie.300 personnes sont sur la place, mon père joseph Vital Lacaze arrivé sur les lieux fait remarquer que les Allemands revenus de Corbeil sont au pavé, et risque de surgir à tout moment. Presque tout le monde quitte la place. Un char allemand arrive par le passage Trapart-Nacu. Il tire vers l’est tuant deux personnes, en blesse cinq, puis tire vers le nord, les éclats traversent nos volets et une cloison. Derrière le mur de la ferme Pierre Grégoire et Jean Colas avaient sans doute été aperçus mais ils avaient eu le temps de se cacher derrière le mur. Est-ce entre les deux tirs ou après qu’un capitaine allemand frappa sur le portail de la Poste, je l’ignore. Il demanda à Madame Farinés épouse du receveur où étaient les « terroristes » Il repart sans se douter qu’ils sont dans la tranchée creusée dans un terrain qui jouxte la Poste. Puis le char repart … La journée du 25 et toute la nuit, défilé de l’armée allemande en déroute y compris voitures à chevaux, tombereaux, chevaux, bicyclettes, etc

La suite demain…