Voici le passage à niveau de Belle-Croix au début du siècle dernier.

Le portail à droite était celui de l’entrée du magnifique château des frères Pereire (aujourd’hui détruit).

Passage à niveau de Belle-Croix...

Le garde-barrières devait avoir un job de rêve dans ce cadre bucolique et luxueux. Mais son prédécesseur, qui fut grièvement blessé d’un coup de sabre porté par un soldat Bavarois (Prussien) en 1871, avait peut-être un avis plus nuancé.

On raconte que cet aimable soldat n’a pas apprécié que les barrières soient fermées préventivement alors qu’aucun train n’était en vue … et… j’imagine que, ne parlant pas français, se fit comprendre comme il pouvait.

Passage à niveau de Belle-Croix...

L’arrivée des Prussiens en 1870 au château des Pereire donna lieu à deux articles de journaux consécutifs dans le journal Le Figaro . Le premier narre leur arrivée dans ce cadre enchanteur, qui aurait, selon le journaliste, été organisée par le propriétaire des lieux afin de leur offrir un accueil de standing

Le second est un démenti d’Isaac Pereire suivi d’un commentaire du journaliste qui admet être un brin mythomane…….. mais affirme quand même avoir de bonnes sources.

Passage à niveau de Belle-Croix...

Précédant l’histoire de notre malheureux garde-barrière, vous en trouverez une autre pleine d’espièglerie, narrant le tabassage de jeunes français par les Bavarois à Melun en 1871.

Pour poursuivre sur le passage à niveau de Belle-Croix, un fardier transportant du bois aurait été bloqué sur la voie en 1935 (?) et provoqua un grave accident de train (dont je n’ai pas réussi à trouver trace). Cet accident aurait conduit à créer un pont à la fin des années 30, remplacé dans les années 70 par l’ouvrage qu’on connait aujourd’hui.